Top des pays à fort potentiel de croissance en Afrique en 2022

Selon les perspectives économiques récemment publiées par le Fonds monétaire international, le plus grand taux de croissance sera de 6% en Afrique subsaharienne. Tour d’horizon des pays en pole position. 

Pas de reprise économique spectaculaire pour l’Afrique subsaharienne en 2022. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit un ralentissement de la croissance économique sur le continent du fait des incertitudes de la crise entre la Russie et l’Ukraine. Ainsi, dans son rapport sur les perspectives économiques publié en avril 2022,  l’institution de Bretton Woods se prononce pour un taux de croissance de 3,8 % seulement, contre les 4,5% du second semestre 2021, quoiqu’elle ait relevé de 0,2 % ses prévisions d’avril par rapport à celle de janvier dernier. Malgré cela, plusieurs pays pourraient connaître une croissance plus élevée que celle de la moyenne continentale.

Le Niger en top du classement avec une croissance de 6,9 %
Selon le rapport du FMI d’avril dernier sur les perspectives de croissance en Afrique subsaharienne, le Niger enregistrera la plus forte croissance économique du continent africain en 2022. Avec une prévision de 6,9%, le PIB du pays d’Afrique de l’Ouest devrait passer d’une croissance de 1,3 % à près de 7%. Pour cause, le pays est engagé dans une multitude de projets qui devraient à terme produire plus d’énergie et plus d’infrastructures, de quoi booster son économie.
A titre d’exemple, selon le FMI, son projet d’oléoduc devrait doper la capacité de production pétrolière d’ici 2024, et entraîner une croissance économique à deux chiffres à moyen terme. Selon la même source, la croissance nigérienne pour 2023 pourrait atteindre 7,2%.
Le Soudan du Sud atteindra 6,5 % de taux de croissance
Le pays d’Afrique subsaharienne qui est par ailleurs l’un des plus pauvres au monde devrait persévérer dans sa logique de reprise économique après de longues années de guerre. Le FMI prévoit un taux de croissance de 6,5 %, juste derrière le Rwanda. Il est talonné par le Rwanda avec 6,4 % et la République démocratique du Congo avec 6,4 % aussi. Viennent ensuite l’Ile Maurice et la Guinée équatoriale avec 6,1%, la Côte d’Ivoire avec 6% et le Kenya avec 5,7 %.
La Guinée Equatoriale à la traîne avec une récession de -3,5 %
A la queue du classement des perspectives de croissance en Afrique du FMI, la Guinée Equatoriale devrait connaître une récession de -3,5 %. Une prévision pas très surprenante puisque le pays subit de nombreux chocs économiques.
« La Guinée équatoriale a souffert des effets de la pandémie de COVID-19 et pas seulement. La baisse de la demande mondiale et des prix du pétrole causée par la crise, et le déclin de la consommation des ménages et de l’activité des entreprises dû aux mesures prises pour enrayer la propagation de la maladie ont exacerbé les problèmes de croissance déjà sérieux du pays. Le PIB réel a baissé de 6,1 % en 2020 et de 5,6 % en 2019. C’est la huitième année consécutive de récession, en raison des problèmes de croissance du secteur pétrolier (– 7,2 %) et non pétrolier (– 4,7 %). Du côté de la demande, l’investissement s’est contracté de 35 % et malgré la chute de la production, les prix ont monté. L’inflation a augmenté à 3 % en 2020, contre 1,2 % en 2019, en raison de la détérioration des termes de l’échange due à la pandémie et de l’aggravation de la situation monétaire », explique la Banque africaine de développement dans un récent rapport.
Les autres pays en bas du classement sont le Tchad avec -1,1 %, le Congo avec -0,2 et l’Angola avec 0, 7 %.

Canicha Djakba