Internet des Objets : les changements attendus en Afrique

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Divers rapports d’étude soutiennent que du fait du renforcement de la connectivité, de taux de pénétration élevés du smartphone et le coût de plus en plus compétitif des capteurs, sans oublier le développement du Cloud, le secteur de l’Internet des Objets (IdO) va connaitre une accélération rapide sur le continent. Ce qui engendrera un certain nombre de changements de taille dans la vie quotidienne de la population, dans le fonctionnement des entreprises et même au sein de l’administration.

Selon les spécialistes, l’Internet des Objets englobe à la fois le processus de connexion d’objets physiques à Internet et le réseau qui relie ces objets. L’IdO connecte tout élément à même de transférer des données sur un réseau, sans forcément recourir à des interactions entre humains ou entre un humain et un ordinateur. Les données transférées sont utiles pour améliorer, entre autres, les prises de décision. Cette technologie est déjà utilisée dans différents secteurs sur le continent. Les compagnies d’électricité l’utilisent pour l’exploitation des compteurs intelligents, les entreprises d’exploitation des infrastructures opérant en Afrique misent également sur l’IdO pour leur système de péage. Et ce ne sont là que quelques exemples.

L’Internet des Objets est une technologie utilisée aussi bien par les services publics que par les entreprises privées. Dans le secteur des services, il offre la possibilité d’interactions avec notre environnement direct comme la réception des informations en temps réels. C’est le cas des caméras connectées reliées aux téléphones. Il y a aussi les montres connectées qui deviennent chaque jour un peu plus pointues. La localisation des véhicules via un traceur sous inséré sous le capot ou encore l’accès à l’eau potable misent aussi sur l’IdO qui, bien utilisé, offre une multitude de possibilités en Afrique.

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Selon l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA), plus de 370 milliards de dollars par an de gain sont attendus grâce à l’efficacité de productivité générée par l’Internet des Objets en 2025. Les secteurs qui devraient profiter le plus de cette technologie sont l’agriculture, l’industrie, la logistique et le transport et la santé. Dans l’industrie, l’IdO peut optimiser le fonctionnement des unités de fabrication à travers l’automatisation et l’optimisation des chaînes de production et mieux sécuriser les employés. Dans la logistique et le transport, la technologie permet de mettre en place des systèmes de suivi sophistiqués, l’analyse poussée des stocks, l’optimisation de l’entreposage ou du stockage.

Dans le secteur agricole, les objets connectés à Internet favorisent un meilleur suivi opérationnel et aident aussi à préserver l’environnement (contrôle de la qualité de l’air, surveillance des marées, de la météo, etc.). L’énergie et la finance sont aussi des filières prometteuses pour l’IdO. Sans oublier que dans la vie quotidienne, de plus en plus d’Africains ont des voitures et des télévisions connectées, des assistants vocaux, etc.

5G, pôles technologiques, villes intelligentes…

Concernant les grands changements attendus en Afrique grâce à la montée en puissance des IdO, les spécialistes estiment qu’ils proviendront notamment du fait que le continent tiendra une part importante dans la croissance des connexions IdO cellulaires qui seront de plus de 4 milliards en 2025. L’Afrique ne représente pour le moment que près de 25 millions de connexions. Ces mêmes spécialistes soutiennent que le développement de la 5G sera aussi significatif dans les prochaines années grâce à l’IdO. Les décideurs publics sont maintenant convaincus des apports de la technologie dans des créneaux d’avenir comme l’industrie 4.0.

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Ainsi, des réformes majeures devraient intervenir prochainement en matière de réglementation mais aussi pour booster les investissements. Ces deux dernières années, on constate que des régions du continent ayant accumulé des retards, comme l’Afrique de l’Ouest, ont décidé d’accélérer. C’est le cas du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Cette dernière, en novembre dernier, a organisé un grand atelier de consultation avec les parties prenantes du projet pour la restitution de la mission de cartographie de l’écosystème de l’Internet des Objets et de l’industrie 4.0.

Enfin, les initiatives pour créer des pôles destinés à fournir l’infrastructure technologique requise par l’IdO vont se multiplier dans les centres urbains.  L’accès général à cette technologie va être plus inclusif à travers la multiplication les plateformes « as a service » qui permettent des coûts de stockage moins chers, favorisant ainsi le déploiement d’objets connectés. Ce phénomène va aussi provoquer la hausse du nombre des villes et des villages intelligents, des centres d’affaires à la pointe des technologies. L’e-administration connaitra aussi un grand essor à l’image du projet mené par les autorités rwandaises visant à faire de Kigali, la capitale, une cité de référence continentale dans le déploiement du réseau IdO.

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