Fiscalité : des mesures incitatives pour les startups au Maroc

Dans de nombreux pays en Afrique, les jeunes pousses sont soumises à un régime fiscal particulier. Ce choix des gouvernants vise à soutenir les jeunes entreprises innovantes pour qu’elles puissent croître et s’émanciper. Makers vous propose un focus sur la fiscalité des startups au Maroc.

Qu’est-ce qu’une startup au Maroc ?

Pour qu’une entreprise soit reconnue comme une startup au Maroc, elle doit remplir certaines conditions. Les critères comme le nombre d’années d’exercice ou le chiffre d’affaires permettent de définir ou de reconnaître une startup.  Pour avoir le statut de startup au Maroc, il faut exercer en tant qu’entreprise pendant cinq années et faire un chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser 100 millions de dirhams (monnaie marocaine). Par ailleurs, il faut d’abord être labellisé par la structure compétence. 

C’est le ministère chargé de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie Numérique qui se charge de les labelliser après avis du comité national de labellisation. Cependant, la procédure est simplifiée pour les entreprises qui ont été incubées par des acteurs labellisés ou financées par des fonds d’investissement labellisés.

Quel régime fiscal pour les startups marocaines ?

Lorsqu’une entreprise acquiert le statut de startup, des dispositions sont prises pour rendre moins rigide et contraignant l’imposition aux jeunes pousses. L’impôt sur les sociétés est, par exemple, défiscalisé  pour soulager les jeunes entreprises innovantes. Le plafond des impôts pour les startup est fixé à 500 000 dirhams. Toujours dans la perspective de rendre incitative la fiscalité marocaine aux startups, l’exécutif a créé la Casablanca Finance City, une zone industrielle où les impôts sont fixés au taux uniforme de 15%, même au-delà de la période de grâce d’exonération quinquennale. 

Les startups qui s’installent dans le périmètre de la Casablanca Finance City sont exclues de façon permanente des contributions sociales de solidarité. Par contre, elles sont assujetties aux taxes locales telles que la Taxe des collectivités locales,  la Taxe professionnelle, la Taxe d’habitation, la Taxe de services communaux, la Taxe sur les terrains urbains non bâtis, la Taxe sur les opérations de construction.

Au Maroc, la startup Act n’est certainement pas encore une réalité mais est sur de bonne voie.  La panacée est trouvée à travers la création de la Casablanca Finance City qui est une zone industrielle où toute startup ou jeune entreprise qui s’y installe bénéficie systématiquement des avantages fiscaux. Le système de labellisation favorise également les jeunes pousses. 

Materne Aguessy