Catastrophes naturelles : des pertes énormes pour l’Afrique

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Les catastrophes naturelles ont entraîné des pertes économiques estimées à environ 3 milliards de dollars en Afrique en 2025, selon un rapport publié par le groupe allemand de réassurance Munich Re.

Les catastrophes naturelles ont entraîné des pertes économiques estimées à environ 3 milliards de dollars en Afrique en 2025, selon un rapport publié par le groupe allemand de réassurance Munich Re. Intitulé « Climate change presses on : Devastating wildfires and intense thunderstorms exacerbate losses for insurers », ce document souligne toutefois que ce montant reste largement sous-estimé, car il n’intègre pas les dommages liés aux vagues de chaleur et aux sécheresses, de plus en plus fréquentes sur le continent.

D’après le rapport, plus de la moitié des pertes enregistrées en Afrique sont imputables à des cyclones violents. Parmi les événements les plus marquants figurent les tempêtes qui ont frappé Madagascar en janvier 2025 et le Mozambique en mars de la même année, provoquant d’importants dégâts matériels, des perturbations économiques majeures et des déplacements de populations. Ces phénomènes extrêmes rappellent la forte vulnérabilité de nombreux pays africains face aux aléas climatiques, en particulier dans les zones côtières. À l’échelle mondiale, les pertes économiques causées par les catastrophes naturelles se sont élevées à 224 milliards de dollars en 2025. Ce chiffre marque une baisse d’environ 40 % par rapport à 2024, une diminution largement attribuée à l’absence d’ouragans touchant les côtes des États-Unis, un phénomène inédit depuis dix ans.

Malgré ce recul, le montant demeure supérieur à la moyenne annuelle observée sur les trois dernières décennies, estimée à 192 milliards de dollars par an entre 1995 et 2024. Le rapport met également en évidence un faible niveau de couverture assurantielle en Afrique. Moins de 20 % des pertes économiques du continent, soit un peu plus de 500 millions de dollars, étaient assurées en 2025. À l’échelle mondiale, sur les 224 milliards de dollars de pertes totales, environ 108 milliards étaient couverts par des assurances. Cette disparité souligne le manque de mécanismes de protection financière dans de nombreux pays africains, rendant la reconstruction plus lente et plus coûteuse pour les États et les populations.

Il est également rapporté que sur le plan humain, les catastrophes naturelles ont causé environ 17 200 décès dans le monde en 2025, contre 11 000 en 2024. Ce chiffre reste toutefois bien inférieur à la moyenne annuelle des trente dernières années, qui s’élève à près de 41 900 morts. Selon Munich Re, cette évolution positive montre que les politiques de prévention des risques, les systèmes d’alerte précoce et l’amélioration de la gestion des catastrophes commencent à porter leurs fruits.

Le rapport note enfin une évolution dans la nature des catastrophes les plus destructrices. Alors que les séismes et les ouragans dominaient auparavant les bilans économiques et humains, ce sont désormais les inondations locales, les tempêtes violentes et les feux de forêt qui causent le plus de dégâts. Ces événements ont généré à eux seuls 166 milliards de dollars de pertes en 2025, dont 98 milliards assurés, des niveaux supérieurs aux moyennes corrigées de l’inflation sur dix et trente ans. Munich Re souligne que ces phénomènes s’inscrivent dans un contexte de réchauffement climatique persistant, rappelant que 2025 figure parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées.

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