Surpêche : les ONG s’alarment

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Les ONG pointent du doigt la gestion des pêches dans les eaux internationales, à l'origine selon elles d'une importante surpêche des populations de poissons.

Les Organisations Non Gouvernementales (ONG) pointent du doigt la gestion des pêches dans les eaux internationales, à l’origine selon elles d’une importante surpêche des populations de poissons.

Pour contrer cette “crise des océans”, ces défenseurs de l’environnement appellent les États à ratifier le Traité sur la protection de la haute mer et de la biodiversité marine (dit BBNJ), adopté en juin 2023 aux Nations Unies à New York.

A la veille de l’ouverture, à San José (Costa Rica), de la conférence “Immersed in change” sur la protection des océans, des organisations dont Greenpeace se sont penchées sur le rôle des organisations régionales de gestion des pêches (ORGP), des organismes internationaux chargés de gérer un ou plusieurs stocks de poissons dans les eaux internationales d’un océan donné.

Ces organismes “ont échoué dans leur mandat de réguler la surpêche …”

Ces organismes – comme la commission des thons de l’océan Indien (CTOI) – “ont échoué dans leur mandat de réguler la pêche, avec une moyenne de 55% de stocks effondrés ou surexploités” dans les populations de poissons gérés par les ORGP, selon le rapport rédigé par deux chercheurs.

Ce rapport impute ces “échecs” au mode de gouvernance de ces organisations, dont les décisions sont prises par consensus et où un seul État peut donc bloquer des “mesures vitales”, à l’influence des grandes entreprises créant des “conflits d’intérêts” et à leur incapacité à suivre les avis scientifiques. Selon le rapport, 95% de la biodiversité des poissons en haute mer n’est pas évaluée par les ORGP.

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“Depuis la naissance des ORGP il y a 70 ans, la santé de l’océan a décliné sans relâche, car elles ont échoué à empêcher la surpêche, la destruction d’espèces sensibles et d’écosystèmes marins vulnérables”, souligne-t-on. A l’inverse, en permettant la création d’aires marines protégées à la majorité des trois quarts des États signataires, le traité de protection de la haute mer “offre un espoir”, estime Laura Meller, chargée de campagne océans pour Greenpeace Nordic.

S’il entre en vigueur en 2025, “il permettra de protéger 30% des océans d’ici à 2030, offrant une chance à la vie aquatique de se rétablir après des décennies de mauvaise gestion par les ORGP”, ajoute-t-elle. Début juin, sept États avaient notifié à l’ONU avoir ratifié le traité de protection de la haute mer. Il entrera en vigueur 120 jours après la 60e ratification.

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