Le Gabon a acté le lancement de la première phase du programme NaturAfrica, un projet ambitieux de conservation et de valorisation de la biodiversité dans le pays. L’annonce a été faite par le ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, qui souligne l’importance de cette initiative pour la protection des écosystèmes et le développement local.
La cérémonie de lancement a eu lieu simultanément dans les parcs nationaux de Mayumba, de l’Ivindo et de la Lopé, trois sites emblématiques du patrimoine naturel gabonais. Ce programme triennal est conduit par l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN) en partenariat avec le WCS Gabon Program et bénéficie du soutien financier et technique de l’Union européenne. L’objectif principal de NaturAfrica est double : renforcer la préservation de la biodiversité et réduire les conflits entre l’homme et la faune sauvage. Ces enjeux sont cruciaux dans un pays où la richesse écologique attire de plus en plus d’activités humaines, notamment l’exploitation forestière, l’agriculture et le tourisme.
Les parcs nationaux concernés jouent un rôle essentiel à la fois écologique et climatique. Mayumba, situé sur la côte sud du pays, abrite des zones de nidification pour les tortues marines et des habitats marins sensibles. L’Ivindo, au cœur de la forêt équatoriale, est reconnu pour sa biodiversité exceptionnelle, notamment ses populations d’éléphants de forêt et ses chutes spectaculaires. La Lopé, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, combine savanes et forêts tropicales et constitue un refuge pour de nombreuses espèces menacées, dont les gorilles et les chimpanzés. La conservation de ces parcs est donc un enjeu majeur pour la régulation du climat et la transmission d’un patrimoine naturel intact aux générations futures.
Au-delà de la protection de la faune et de la flore, NaturAfrica entend créer un impact positif sur les communautés locales. Le programme vise à transformer la valorisation durable des parcs en levier de développement économique. Cela passe notamment par la promotion du tourisme écologique, le soutien aux initiatives locales respectueuses de l’environnement et la mise en place de projets générateurs de revenus pour les populations vivant à proximité des zones protégées. Cette approche intégrée cherche à concilier conservation et développement, en réduisant la pression sur les ressources naturelles tout en offrant des alternatives économiques durables.
Le ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat a rappelé que le succès de NaturAfrica repose sur une collaboration étroite entre les autorités, les organisations partenaires et les communautés locales. La sensibilisation à l’importance de la biodiversité et la formation des acteurs locaux font partie des volets clés du programme. Explication a aussi été donnée que le lancement de NaturAfrica marque une étape importante dans la stratégie gabonaise de protection de l’environnement. En associant conservation de la biodiversité, réduction des conflits homme-faune et développement socio-économique local, le programme ambitionne de créer un modèle de gestion durable des parcs nationaux, capable de servir d’exemple pour d’autres pays de la région. Ces trois premières années seront cruciales pour consolider les bases de ce projet et assurer la pérennité des écosystèmes et des communautés qui en dépendent.





