Energie : le Botswana peut miser sur l’appui d’Oman

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Oman renforce sa présence en Afrique en s’engageant dans le développement de l’énergie solaire et la sécurisation de l’accès à l’énergie au Botswana.

Oman renforce sa présence en Afrique en s’engageant dans le développement de l’énergie solaire et la sécurisation de l’accès à l’énergie au Botswana. Cette coopération a été officialisée lors d’une cérémonie tenue dernièrement à Mascate, en présence du président botswanais Duma Boko et du sultan omanais Haitham bin Tariq. Deux accords majeurs ont été signés à cet effet.

Le premier accord porte sur le développement d’une centrale solaire d’une capacité de 500 MW, intégrant un système de stockage par batterie. Ce projet sera piloté par O-Green, une entreprise publique omanaise chargée de la conception, du financement, de la construction et de l’exploitation de l’infrastructure. Implantée dans le nord-ouest du Botswana, cette centrale devrait constituer un pilier stratégique pour diversifier le mix énergétique du pays. Toutefois, ni le coût total du projet ni son calendrier de mise en œuvre n’ont encore été dévoilés. Le second accord concerne le renforcement de la sécurité énergétique à travers l’approvisionnement en carburants. La société publique omanaise OQ a signé un accord-cadre avec Botswana Oil Limited (BOL), l’organisme chargé de gérer les réserves stratégiques et l’approvisionnement du pays. Cette collaboration vise à explorer des solutions concrètes pour améliorer les capacités de stockage et optimiser les chaînes d’approvisionnement à l’échelle régionale.

Ces initiatives s’inscrivent dans un contexte énergétique particulièrement fragile pour le Botswana. Le pays dépend encore massivement du charbon, qui représente environ 99 % de sa production d’électricité. À cela s’ajoute une forte dépendance aux importations : près de la moitié de l’électricité consommée provient de l’étranger, principalement d’Afrique du Sud via le Southern African Power Pool. En parallèle, le Botswana importe chaque année environ 1,3 milliard de litres de carburant, ce qui expose son économie aux fluctuations des marchés internationaux. Face à ces défis, le gouvernement botswanais s’est fixé des objectifs ambitieux. Dans son Plan intégré des ressources énergétiques révisé en 2022, il vise à porter la part des énergies renouvelables à 30 % d’ici 2030, puis à 50 % d’ici 2036. Une première série de projets totalisant 335 MW est déjà en cours de développement, mais l’apport du partenariat avec Oman pourrait accélérer significativement cette transition.

Au-delà des enjeux énergétiques, ces accords répondent également à une urgence économique. Le Botswana traverse une période difficile marquée par la chute des revenus issus du diamant, qui ont diminué de plus de 50 % en 2024/2025 selon la Banque mondiale. Cette baisse a contribué à une contraction du PIB de 3 % en 2024, soulignant la nécessité de diversifier les sources de croissance. Pour le président Duma Boko, ces accords représentent une étape clé vers l’autosuffisance énergétique et, à terme, vers la capacité d’exporter de l’énergie. Du côté omanais, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large d’investissement international pilotée par le fonds souverain du pays. « Ce partenariat entre Oman et le Botswana illustre une convergence d’intérêts : soutenir la transition énergétique d’un pays africain tout en consolidant l’influence économique et stratégique d’Oman à l’international » a-t-on aussi fait savoir.

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