Ces startups africaines qui nous font manger bio

A l’heure du digital, les startups africaines s’engagent pour répondre au défi de se nourrir sainement, avec des produits bio. Alors, finis les plats composés de produits chimiques. Allons à la découverte de ces micro-entreprises qui proposent des ingrédients naturels et sains pour nos tables et nos papilles.

Kenza market, une vitrine de la consommation bio

Implanté au Cameroun, Kenza market est une unité de commercialisation et de distribution des produits agro-alimentaires bios et diététiques. La petite entreprise de Gaëlle Laure Kenfack, créée en 2016, promeut les produits locaux tels que  les épices, les légumes, les huiles, les graines et farines, les viandes et poissons, les friandises sans additifs et naturels.

Le supermarché bio camerounais propose, à ses clients des recettes du pays comme le Poulet Dg et Taro sauce jaune. Kenza market  dispose d’une plateforme en ligne sur laquelle il est possible de faire des commandes et de se faire livrer au Cameroun, partout en Afrique ou même à l’étranger.

Le processus de commande sur l’interface est en trois étapes. Il faut d’abord cliquer sur le produit à acheter. Le clic vous redirige vers une fiche de renseignement qui demande votre identité et votre pays de résidence. Ensuite, vous confirmez votre demande avant de choisir, pour finir, le mode de paiement qui vous convient. Un code de suivi vous est fourni pour vous permettre de suivre votre commande jusqu’à livraison. Le prix des produits bio de Kenza market varie entre 1000 fr cfa et 5000. 

Bébé Green Togo, pour une saine croissance des nourrissons

Alors qu’elle se posait des questions sur comment bien nourrir son bébé avec des produits sains, Laetitia Atsu a eu une idée. Elle s’est mise à transformer les fruits en compotes et les légumes en purées pour son enfant. Des aliments nutritifs avec un effet positif sur sa croissance et sa santé.

Ayant réussi cette expérience à la maison, elle a décidé d’aider sa communauté et le monde en lançant Bébé Green Togo, une entreprise à portée nutritive hors du commun. Ses produits sont des aliments 100 % naturels pour les bébés de 6 mois et plus.  La structure propose en dehors des jus, de la farine de bouillie faite à partir d’ingrédients bio.

Ces produits s’exportent. Ils sont prisés au niveau local et en Afrique. Leur procédé de fabrication est simple et ne contient pas d’additif ou des ajouts chimiques de conservation. Ils coûtent entre 500 et 600 FCFA.

Koolfarmer, pour former à la production du consommable bio

Dans son Pays natal, le Mali, Ladji Fainke a fait le constat de l’indisponibilité et de la médiocrité des fruits et légumes. Aussi, il a remarqué que le transport de ces produits génère des émissions de gaz à effet de serre.  L’ingénieur agricole a alors décidé de corriger le tir en créant, en 2016, sa société agro-alimentaire  Koolfarmer, spécialisée dans la formation des agriculteurs et maraîchers.

Koolfarmer propose des formations sur plusieurs thématiques, pour outiller les acteurs agricoles à produire sans avoir recours à l’utilisation abusive d’engrais et de pesticides. Des intrants qui constituent un danger pour l’environnement et la santé. Son crédo est de produire naturellement pour manger sain.

En outre, il axe ses programmes de formation sur l’écologie en enseignant aux producteurs des techniques culturales qui n’appauvrissent pas le sol et ne le polluent pas. Son engagement pour la production et la consommation du bio a eu de forts impacts.

Grâce à l’entreprise, les fruits et légumes frais sans apports chimiques et additifs sont produits. La production est écologique désormais et respecte les normes de l’environnement. Par ailleurs, il y a eu l’augmentation du volume de production des produits locaux réduisant ainsi leur taux d’importation.

En Afrique, les jeunes pousses se multiplient dans le secteur de la foodtech et de l’agri-tech, mais très peu d’entre elles se spécialisent dans l’agro-alimentation bio. En conséquence, leur nombre est minime en comparaison aux startups de livraison de nourriture. Leur rentabilité est d’ailleurs mise en cause. Mais la consommation bio par un plus grand nombre devrait booster ce sous-secteur dans les prochaines années.

Materne Aguessy