AgriTech : l’Angola va créer un centre d’excellence

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En Angola, un accord stratégique a été signé avec le PNUD afin de créer un centre d’excellence AgriTech dans la province de Huambo.

En Angola, un accord stratégique a été signé avec le Programme des Nations unies pour le développement afin de créer un centre d’excellence AgriTech dans la province de Huambo. Baptisé « Timbuktoo Angola AgriTech Centre of Excellence », ce projet s’inscrit dans une initiative visant à stimuler l’innovation et l’entrepreneuriat agricole durable.

Ce futur centre d’excellence AgriTech sera piloté par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Science, de la Technologie et de l’Innovation, en coordination avec le ministère de l’Agriculture et des Forêts et avec l’appui du ministère de l’Industrie et du Commerce. L’ambition annoncée est de faire émerger un écosystème moderne capable de répondre aux défis structurels de l’agriculture angolaise, tout en intégrant les avancées technologiques récentes. Au cœur du projet figure la volonté de positionner Huambo comme un pôle régional dédié aux technologies agricoles. L’accent sera mis sur l’agriculture durable, les solutions numériques et les technologies vertes, autant de domaines jugés essentiels pour améliorer la productivité et renforcer la résilience du secteur. Le centre d’excellence AgriTech devrait également favoriser la création et la croissance de startups et de PME innovantes, tout en facilitant l’adoption d’outils digitaux le long des chaînes de valeur agricoles.

Selon le communiqué officiel du PNUD, cette infrastructure jouera un rôle de catalyseur dans la transformation du secteur agricole. Elle devrait notamment encourager l’entrepreneuriat des jeunes, souvent confrontés à des difficultés d’accès au financement et à un manque d’accompagnement technique. En mettant à disposition des ressources, des formations et un cadre propice à l’innovation, le centre d’excellence AgriTech pourrait contribuer à combler ces lacunes. Toujours selon les explications fournies, l’un des principaux enjeux réside dans la capacité à transformer les innovations développées en gains de productivité à grande échelle. L’expérience d’autres initiatives similaires en Afrique montre que le passage de la phase pilote à une adoption massive reste souvent complexe. L’accès au financement pour les jeunes entreprises agricoles constitue également un facteur déterminant pour assurer la pérennité des projets incubés.

Cette initiative intervient dans un contexte où l’Angola reste fortement dépendant des importations alimentaires. Selon les données compilées par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, le pays est le deuxième importateur de produits alimentaires en Afrique australe après Afrique du Sud. Entre 2021 et 2023, la facture annuelle moyenne s’est élevée à 2,58 milliards de dollars, illustrant les limites de la production nationale face à une demande en constante augmentation. Parmi les principaux produits importés figurent l’huile de palme, la viande de volaille, le riz, le blé, la farine de blé et le sucre. Cette dépendance souligne l’urgence de moderniser les systèmes de production locaux afin de renforcer la sécurité alimentaire et réduire la vulnérabilité aux fluctuations des marchés internationaux.

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